Des conférences sur la musique à la mairie du 11 ème

 

Les mercredis à 19h en salle des mariages

 

Mercredi 6 janvier : Erik Satie (1866-1925) « Esotérik » et « Satiérik »
Il confie au piano la quasi-totalité de sa pensée musicale. Lorsque nous évoquons le rapport que le compositeur entretient avec son instrument, deux images s’imposent immédiatement : celle du piano gagne-pain de l’accompagnateur des cabarets montmartrois et celle de ses deux pianos droits aux pédales ficelées retrouvés dans sa chambre d’Arcueil, dont l’un, clavier contre le mur, abrite sous son couvercle un monceau de courrier non ouvert. Mais avant tout, le piano de Satie évoque la volonté du compositeur de se détourner des professionnels au profit des amateurs synonymes de musiciens car, dit-il, les artistes sont devenus des gens de métier ; les amateurs sont devenus des artistes. Au jeu clair et à la rigueur rythmique qu’impose aux interprètes la musique pour clavier de Satie se joint l’abandon de l’amour qui, comme le rappelle Francis Poulenc (1899-1963), est le secret de l’interprétation de toute musique.

Mercredi 3 février : Franz Liszt (1811-1886) le « magnanime »
Franz Liszt, dont nous fêtons le bicentenaire de la naissance, considérait que sa véritable vocation était l’exaltation de la croix. Il n’est pas dans notre intention d’évoquer en détail la vie de celui que Charles Baudelaire qualifiait de chantre de la Volupté et de l’Angoisse éternelle, mais de feuilleter son carnet d’exil suisse et italien (1835-1841) intitulé Lettres d’un Bachelier ès Musique. Nous y découvrirons quelques aspects fondamentaux de la vie, de l’œuvre et de la pensée de ce compositeur qui n’a cessé d’enrichir la vie musicale de sa grandeur d’âme.

Mercredi 16 mars : Robert Schumann/Johannes Brahms : Une paternité artistique
Lorsque Johannes Brahms (1833-1897) et Robert Schumann (1810-1856) se rencontrent pour la première fois, le 30 septembre 1853, à Düsseldorf – ville où ce dernier s’est installé avec sa famille en 1850 – le jeune musicien est encore dans la psychologie d’un « Fils » : fils de la Hanse, de l’Allemagne naissante et il ne tarde pas devenir le fils adoptif du couple Schumann. La mort de Robert Schumann, le 29 juillet 1856, oblige Johannes Brahms à assumer sa propre personnalité. Ce qui le conduit sur des chemins qui ne sont ni ceux foulés à Weimar par les tenants du « progrès en art » (Franz Liszt et Richard Wagner), ni ceux défendus à Leipzig par les « néo-classiques » (les disciples de Felix Mendelssohn-Bartholdy), ni totalement ceux ouverts par Robert Schumann à Düsseldorf. Le maître et son disciple se retrouvent principalement autour des genres du quintette pour piano et cordes et de la symphonie.

Mercredi 6 avril : Georges Bizet : « Carmen ou la naissance d’une Espagne gitane romantique »
Carmen, de Georges Bizet (1838-1870), est un opéra-comique en trois actes, inspiré de la nouvelle homonyme de Prosper Mérimée (1803-1870). Créée au Théâtre National de l’Opéra-Comique le 3 mars 1875, cette œuvre est un reflet du « Réveil de la latinité », tant du point de vue littéraire (1845) que musical (1875). Le rapprochement des deux arts que sont la tauromachie et le flamenco permettent à Carmen de donner une image « carte postale » de l’Andalousie et de valoriser la minorité gitane, alors réduite à la survie.

Mercredi 4 mai : Reynaldo Hahn (1875-1947) : un « musicien littéraire »
Reynaldo Hahn, né au Vénézuela, naturalisé français en 1912, est un jeune compositeur d’avenir quand il rencontre Marcel Proust, alors âgé de vingt-trois ans, dont il devient l’amant. Leur relation conservera un caractère amoureux durant deux ans et sera le point de départ d’une intimité qui se prolongera jusqu’à la mort de l’écrivain. Le compositeur représentera toujours, pour ce dernier, la voix humaine et incarnera le sommet de l’idéal classique français. En évoquant la vie et l’œuvre de ce musicien, qui repose au cimetière du Père-Lachaise, non loin de Marcel Proust, nous nous attarderons sur les liens artistiques qui les unissaient.

Mercredi 8 juin : Gioacchino Rossini : Moïse et Pharaon ou le passage de la mer rouge
Gioacchino Rossini (1792-1868) propose deux versions de cet opéra : la première, en italien et en trois actes : Moïse in Egitto (1818) ; la deuxième, en français et en quatre actes : Moïse et Pharaon ou le Passage de la Mer rouge (1827). Cette dernière est entendue par Honoré de Balzac comme un immense poème prophétisant la libération de l’Italie. En effet, cette œuvre éminemment synthétique permet à Rossini d’ouvrir la voie au Nabucco de Giuseppe Verdi.

 

 

 Envie d’une pause musicale ?

À partir du mois d’octobre, la Mairie du 11e vous donne rendez-vous pour des entractes musicaux en compagnie des élèves du Conservatoire. Durant votre pause-déjeuner, détendez-vous en écoutant un concert de musique.

Le 2ème jeudi de chaque mois à 12h30 en salle des fêtes

 

  • Jeudi 14 janvier: jazz
  • Jeudi 11 février: musique de chambre
  • Jeudi 10 mars: violoncelle
  • Jeudi 14 avril: danse baroque
  • Jeudi 12 mai: musique de chambre

 

 

12, Place Léon Blum
75536 Paris Cedex 11

Standard : 01 53 27 11 11

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